• A comme Association (tome 5 : Là où les mots n'existent pas), Erik L'Homme

    A comme Association (tome 5 : Là où les mots n'existent pas), Erik L'Homme

    Roman : Bleu d'Azur


    Roman : Bleu d'Azur  Me procurer le cinquième tome de la saga a été particulièrement difficile pour moi. Hier, j’ai dû courir dans plusieurs magasins pour essayer de l’avoir, et c’est finalement une jeune femme qui est allée le chercher dans la réserve pour moi. Je me souviens qu’elle m’avait dit qu’il ne passerait pas en caisse et qu’il faudrait donc qu’on l’appelle pour que je puisse repartir avec le livre.
      Ce qui m’a marqué durant cette petite aventure, c’est lorsque l’hôte de caisse a pris le roman, la tête qu’il faisait en jetant un coup d’œil au résumé m‘a quelque peu irrité, il m’a limite jeté le livre après, comme s’il s’agissait d’un roman ridicule et d’une stupidité incroyable, pour les gosses quoi. S’il savait… S’il savait à quel point cette histoire est géniale et à quel point ce cinquième tome est marquant, il aurait peut-être eu un comportement différent. S’il avait le cran de ne pas être ignorant.
      Bref, si je raconte cela, c’est juste pour signaler la connerie de certains êtres humains qui, sans connaître quelque chose, le juge immédiatement en mal suivant la manière dont il le perçoive en quelques mots. Il a jugé le roman sur le résumé, et je l’admets, la quatrième de couverture d’A comme Association ne montre absolument pas la qualité de l’histoire, mais tout de même… Un peu de réserve aurait été sympathique.
      On m’a donc encore pris pour une conne \o/ quelle joie ! Ca m’a rappelé les « plaisirs » de ramener de la littérature jeunesse en fac de lettres et de se prendre des regards significatifs tels que « mon dieu, mais… ce n’est pas de la littérature, ça ».

      Enfin bon. Je vais commencer mon avis, excusez ce petit instant grognon. Mais parfois, faut que ça sorte…

      Résumé : Réveil brutal pour Jasper. Étendu sur son lit d’hôpital, il pense d’abord être passé dans l’au-delà. Puis,les souvenirs lui reviennent en mémoire: le soir de noël, Ombe, la moto, les deux hommes au taser, la violence du choc.

      Adresse utile : A comme Association, les livres ;

      Tomes & articles : 1# La Pâle lumière des Ténèbres
                                    2# Les Limites obscures de la magie
                                    3# L'Etoffe fragile du monde
                                    4# Le Subtil parfum du soufre
                                    5# Là où les mots n'existent pas

      /ATTENTION AUX SPOILERS, y‘en a partout dans mon article\

      J’ai eu un énorme coup de cœur sur ce nouveau volume des aventures de Jasper. Je l’ai lu en une seule fois, cette nuit, entre 22h et 1h30, et je suis restée collée au roman sans ressentir de la fatigue, de l’ennui ou quoique ce soit d’autres. D’ordinaire, je regarde les pages qu’il me reste avant la fin d’un chapitre, pour savoir à peu près où je devrais m’arrêter pour faire autre chose (dormir ?). Et là, le roman s’est lu tout seul, sans que je m’en rende compte, je l’ai terminé et je reste avec une envie intenable de connaître la suite (surtout avec l’extrait du volume 6 qui m’a foutu des frissons).

    Roman : Bleu d'Azur  Dans ce volume, j’ai eu l’impression de découvrir une autre facette de Jasper, une facette bien plus sombre et dure. Honnêtement, j’ai beaucoup pleuré sur le début du roman. C’était à la fois terrible, choquant et… évident. Mais je ne parlerai pas du parallèle avec la réalité. Tout le monde le sait, et je préfère garder une certaine réserve, bien que j’ai été très touchée par ce que j’ai lu.
      La mort d’Ombe m’a perturbé, mais plus encore la réaction de Jasper. Elle était extrêmement forte, et jusqu’à ce qu’il termine sa mission (bien plus personnelle cette fois-ci), je n’y croyais pas. D’ailleurs, la fin du chapitre 12 a été toute une épreuve, les dernières lignes sont douloureuses, et la colère de Jasper est tellement palpable qu’elle m’a fait mal. Quand on repense à lui dans les autres volumes, il est si drôle et agréable, ça fait une sacrée différence avec la lecture de Là où les mots n‘existent pas. Il grandit dans ce nouveau tome et je trouve que l’intrigue s’assombrit et qu’un tas de questions se soulèvent.
      Les fréquents dialogues que Jasper entretient avec Ombe dans sa tête sont magnifiques, et ça n‘en est que plus douloureux lorsqu‘ils s‘arrêtent. Les chapitres en italiques aussi sont sublimes. Vraiment forts. Et même si certains moments du livre m’ont fait avoir un sourire, globalement, j’ai trouvé que c’était très triste. Jasper est tellement mal en point, physiquement et mentalement, j’avais envie de rentrer dans le livre et le prendre dans mes bras pour ne plus le lâcher…
      C’était une des premières fois où je ressentais du chagrin dans un roman.

      Aussi, j’ai été absolument séduite par l’écriture de ce cinquième volume, vraiment. C’était tellement fluide et sans chichis. Un véritable plaisir de lecture, j’ai rarement eu l’occasion de rencontrer une écriture comme celle-ci (oui, une écriture se rencontre dans mon monde à moi), où les émotions, les dialogues, le développement de l’intrigue sont aussi purs. Un sans faute, quoi.

      Bref, je ne vais pas m’étendre sur le sujet. A comme Association prend en maturité, et j’espère de tout mon cœur que Jasper va réussir à se relever. C’est un personnage que je trouve très singulier, et le fait que son histoire soit écrite à la première personne, ça me rapproche d’autant plus de lui et je m’y attache sincèrement.

      J’ai hâte de lire la suite et en savoir plus sur tout ce qui se trame autour des origines d’Ombe et Jasper. J’ai l’étrange pré-sentiment que les parents de Jasper ne sont pas réellement ses parents ou alors, que sa mère n’est pas si faible en magie que ça, ou que son père va nous réserver de drôles de surprises. Je me plante peut-être, mais à l’heure actuelle, je le sens comme ça.

      Vivement octobre 2011 !! >_<


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  • Commentaires

    1
    Mercredi 8 Février à 22:25

    J'suis pas du tout branché Sf / Fantasy d'habitude mais j'aime beaucoup cette saga. Je préfère le perso d'Ombre mais j'aime beaucoup le sarcastique Jasper, il me fait rire.

    Comme tu le dis si bien, c'est dommage que beaucoup de personnes ne considèrent pas la littérature jeunesse comme de la "vraie" littérature. Des ignorants, rien de plus.



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