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Introduction de Grazyel

Introduction de Grazyel
Ecrire les premiers mots sur un blog où l’on tiendrait quelque chose de plus sérieux que ce que l’on fait d’ordinaire n’est pas une chose facile. Ca non. Tout particulièrement lorsqu’on est quelqu’un qui ne se prend pas la tête, ne s’attaque jamais à plus gros que soi et préfère garder sous silence tout ce qui peut être intéressant.
Qui suis-je ? Que suis-je ? Je dirais que l’on s’en moque éperdument.
Ce que j’aime ? Ce qui me guide ? Là sont les bonnes questions à se poser en arrivant là.
Parce qu’ici, je compte mettre en avant la culture qui m’a permis de grandir, les différents thèmes qui m’ont marqués et les interprétations que je peux désormais faire d’eux. Ces interprétations, érudites ou non, seront à la portée de n’importe quel clampin du monde. Je n’apprécie en rien la supériorité et la plupart de mes devises comportent le mot « partage », c’est pourquoi je ne compte pas écrire pour une élite (déjà, je ne pense pas en être capable du haut de ma première année d’étude, et ensuite, j’aime offrir ce que je sais ou pense savoir et apprendre de ce que les autres savent ou pensent connaître).
Mais tout d’abord, voyons un peu ce que moi, je nomme la culture.
Pour cela, je m’inspire immédiatement de l’une des multiples définitions du terme :
La culture est l’ensemble des moyens mis en œuvre par l'homme pour augmenter ses connaissances, développer et améliorer les facultés de son esprit, notamment le jugement et le goût.
A mes yeux, je verrai bien la culture être synonyme du mot « éclectique », afin de ne pas crever con un jour et de savoir qu’on a goûté un peu à tout avant de choisir réellement ce qui nous plaît.
Pour ma part, je suis une personne curieuse. Cependant, ma culture a déjà était partiellement ciblée et je sais à peu près où je veux que mes connaissances aillent. Leur direction est irrémédiablement tirée vers les arts, et plus particulièrement la littérature (je ne suis pas une anti-science, mais quand je me retrouve sur leur campus, je me sens en territoire ennemi.. Ahah !)
Parce que oui, je suis une fille des mots. J’ai grandi en appréciant la beauté du langage et les jeux que celui-ci peut nous fournir. J’aime savoir que les mots peuvent avoir une force réelle ou fictive, qu’ils sont libres d’amener une pensée, de manipuler une masse ou de convaincre une foule. Ils sont malléables lorsqu’on sait les appréhender, et je les aime donc pour ça, parce qu’ils sont sauvages, en constante évolution et omniprésent dans toute existence humaine.
Cependant, cette littérature qui m’est si chère, j’essaie de ne pas la dévorer de façon ostentatoire. Je me cherche longuement au travers des divers genres et je m’attarde facilement sur celui que les étudiants, les « érudits » méprisent si facilement et oublient de regarder avec finesse et curiosité : la littérature jeunesse.
Trop considérée comme un sous-genre, les littéraires ne semblent pas se rendre compte que cette littérature est témoin d’une société en constant mouvement et que le public auquel elle s’adresse représente l’adulte de demain. La littérature jeunesse est importante, elle construit ceux qui s’intéressent à elle et impose un souvenir à ces personnes. Souvenir sans doute plus marquant que ce qu’ils liront en grandissant, avec un regard plus aiguisé qu’auparavant.
Cette littérature est une littérature populaire. Elle est accessible et peint le monde par des images, des symboles, des péripéties incroyables qui ne sont que le rappel de ce que nous vivons quotidiennement. Elle est le moyen de sortir du quotidien tout en lui restant connecté discrètement. Il n’y a rien qu’à voir l’immense saga de J.K Rowling avec son Harry Potter. On s’échappe de notre monde matérialiste pour plonger dans celui de la magie, pourtant les menaces qui ont pesées sur nous (et pèsent encore sur nous) sont aussi les menaces qui s’attaquent à l’histoire de la saga.
Pour ma part, j’ai toujours vu en Voldemort une sorte de post-Hitler (ou post-n‘importe-quel-dictateur), et en Harry, le commun des mortels qui se bat pour sa liberté et qui cherche la paix intérieur face à l’ennemi, au monstre, à la dictature et la prison ouverte. C’est une histoire manichéenne, du bien contre le mal, mais c’est aussi l’histoire de notre Histoire. L’histoire de nos choix, de nos décisions, de nos erreurs et du mal que l’espèce humaine a pu provoquer.
Rien qu’avec l’exemple de cette saga, je m’attarde avec un regard neuf sur la littérature jeunesse et j’y perçois ce que les gens ne prennent pas la peine d’observer : une justification du pourquoi et du comment de ce que nous sommes. Cette littérature est le témoin d’une génération et d’une époque, elle pose des bases pour notre avenir et peut être le pilier des générations à venir.
Elle est importante.
Je pense aussi à la saga de D.J MacHale, Bobby Pendragon. En plusieurs volumes, on suit l’histoire d’un Voyageur qui arrive dans différents mondes, tous arrivent à leur moment de vérité, c’est-à-dire qu’ils sont au point de non retour, ou ils sont sauvés, ou ils sombrent et finissent par s‘éteindre. Et chacun de ces mondes visités par Bobby pointent un défaut particulier de l’Homme et ce qu’il pourrait advenir d’eux s’ils continuaient en ce sens. Saint-Dane (l’ennemi de Bobby) représente un peu l’esprit noir de l’être humain, il est aussi une forme de Voldemort, à sa manière.
Il s’agit aussi d’une histoire fort manichéenne. Bobby est un leader, il représente la liberté, lui qui a, en quelque sorte, tout perdu, il se bat pour ses convictions et pour le bien de tous.
Evidement, je lis aussi d’autres formes de littérature. J’aime énormément la littérature classique, notamment le XIXème siècle, et l’écrivain que je respecte le plus est Alfred de Musset. Son Lorenzaccio m’a bouleversé et m’a aidé à mettre en place beaucoup de pensées. J’ai trouvé que cette « pièce de théâtre » était une œuvre extrêmement anarchique, mais pas dans le sens que les gens l’entendent le plus souvent, c’est-à-dire le chaos, mais plutôt dans le sens d’un rêve utopique qui ne s’achèvera jamais. A mes yeux, la véritable utopie, c’est l’anarchie, la liberté, Ni Dieu, Ni Maître. Alors que l’utopie telle qu’on peut la trouver dans le Candide de Voltaire, et bien, elle m’effraie, j’ai plutôt la sensation de me retrouver dans une dystopie où la liberté n’est qu’une illusion et ne représente que les chaînes que nous ne voyons pas. Cette utopie là est dangereuse, malsaine, et complètement en huis clos.
J’aime aussi beaucoup tout ce qui touche à l’antiquité romaine ou grecque, je doute avoir une connaissance étendue du sujet, mais j’ai toujours respecté cette période où, à mes yeux, l’Homme ne dépendait pas des habitudes mais avait un but et se battait en ce sens. Même si cette période était forte sanglante et souvent injuste, j’ai toujours eu le sentiment qu’on y était beaucoup plus libre qu’aujourd’hui…
Outre la littérature, ma culture se déploie aussi dans le monde du cinéma.
Je suis une grande fan du 7ème art et surtout, je fais partie de ces gens du public facile. Lorsque je vais voir un film, je n’y vais pas pour chercher le petit détail qui fera de lui une daube, j’y vais pour me faire plaisir, pour me détendre et apprécier ce que je vois. Je ne cherche pas à casser, à détruire ou à juger sans cesse. Il m’arrive de ne pas aimer un film, mais contrairement à certains individus, je ne dis pas de lui qu’il est nul, ou qu’il s’agit d’une merde comme si mon simple jugement était une vérité générale. Tout comme lorsque je regarde une bande annonce, je suis toujours agacée par ces gens qui, sans avoir vu le film, décrètent déjà que ce sera à chier…
J’ai l’impression que nous sommes dans une période où les gens sont exigeants, que si tout n’est pas comme ils le désirent, et bien, le film n’est pas bon. Peut-être est-ce aussi dû au fait que le cinéma d’aujourd’hui ne laisse plus de place à l’imagination. Après tout, les effets spéciaux sont partout, il y a des détails qu’on n’aurait jamais eu avant, alors que justement, ce qui est intéressant au cinéma, c’est aussi de ne pas voir tout, d’avoir le pouvoir de croire ce que l’on veut. Et c’est sans doute pour cela que les vieux films sont meilleurs que les nouveaux, parce qu’on n’y trouvait pas tous les moyens techniques d’aujourd’hui et que le spectateur pouvait inventer ce qu’il voulait, un peu comme lorsqu’on lit un roman.
Quoiqu’il en soit, je me range du côté des personnes passives. Je respecte le travail qu’il y a derrière un film, qu’il s’agisse de Twilight ou de chefs-d’œuvre comme La Liste Schindler ou encore Fight Club. Parce que derrière tout cela, il y a une équipe incroyable, un budget à gérer, et un espoir encore plus grand. Et il ne faut pas l’oublier, même devant un navet.
Pour en revenir à moi, je choisis souvent mes films suivants les acteurs que j’admire. Ainsi, je suis une grande fan de Kate Winslet, Jared Leto, Jake Gyllenhaal, Jude Law, Rachel Weisz, Léonardo Dicaprio… Et je loupe rarement leurs films, je sais toujours que quoiqu’il arrive, je passerai un excellent moment grâce à eux.
J’aime aussi des acteurs comme Brad Pitt, Johnny Depp, Edward Norton, Keira Knightley… et d’autres encore que j’ai sans doute oubliés pour le moment.
Mais ainsi, je regarde autant de films commerciaux que de films d’auteur. Souvent, les gens jugent en mal les gros trucs hollywoodiens qu’on nous pond sans arrêt, parce que c’est du grand bruit pour pas grand-chose. Honnêtement, je pense l’inverse. Ou plutôt, d’après moi, il y a autant de chance de tomber sur un navet dans le cinéma commercial que dans le cinéma plus discret, d’auteur. Mais après, c’est selon les goûts de chacun.
Personnellement, je vais adorer les trésors de films de Kate Winslet comme je vais être enthousiaste à l’idée de voir Transformers ou Pirates des Caraïbes. Je respecte les deux groupes distincts du cinéma.
Après la littérature et le cinéma, je suis aussi une grande fan du petit écran. Mais je ne vais pas m’étendre sur toutes les séries que j’ai pu regarder. Je suis aussi très éclectique à ce niveau-là, même si, sans regret, ma série télé préférée est et restera à jamais Buffy contre les vampires. J’ai grandi avec elle et aujourd’hui encore il m’arrive de regarder des épisodes. Je connais l’univers de Monsieur Whedon par cœur, et je le respecte. Buffy a été ma grand sœur, elle a été mon héroïne et m’a donné beaucoup d’espoir. J’ai pleuré grâce à cette série, j’ai ri, beaucoup, aussi. Bref, Buffy restera à jamais un pilier des séries de la fin du siècle dernier et du début des années 2000. On ne peut pas cracher dessus en sachant cela.
A côté, je regarde aussi des séries comme Vampire Diaries (digne héritière de Buffy), Grey’s Anatomy, Esprits Criminels, Dexter, Dr House, Glee, Ghost Whisperer… etc. Sur chacune d’entre elles, j’aurais quelque chose à dire, souvent positif, peut-être le ferai-je dans de futurs articles.
Sur ce, merci d’avoir lu cette introduction, en espérant avoir été claire et intéressante.
En espérant, évidement...
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