•   Mardi dernier, je me suis offert le livre que j'attendais d'avoir depuis très longtemps. Dès que j'en avais lu le résumé, j'avais su qu'il me le fallait. Mais être étudiante n'aidant pas, j'ai attendu le retour dans ma ville royale (sans blague, Reims est une sublime ville royale) et je me suis payé Boys Don't Cry de Malorie Blackman. Premier verdict : J'ai beaucoup aimé, mais je m'attendais à mieux malgré tout.

      Résumé : Dante attend les résultats de ses examens. Le courrier qui lui ouvrira les portes de l'université. De sa future vie. Celle dont il a toujours rêvé. Mais quand on sonne enfin à la porte, ce n'est pas le facteur, c'est Mélanie. Son ex-copine, dont il n'a plus entendu parler depuis des mois. Avec un bébé. Le sien. Le leur. Être père à 17 ans ? Il y a de quoi pleurer. Mais les garçons ne pleurent jamais...

      Quelques adresses : Site officiel de l'auteur

      Ce qui est en priorité parfait, c'est le format du livre et sa prise en main. La couverture et les pages sont souples, l'écriture est suffisamment grosse pour qu'on puisse lire tranquillement, et du coup, on avance vite dans le roman. Là-dessus, je n'ai aucun repproche à faire au bouquin et aux Editions Milan.
      Maintenant, pour passer aux choses sérieuses, il est clair que les deux thèmes majeurs de l'histoire sont plutôt sombres : d'un côté, on a un jeune homme de 17 ans (Dante) qui devient père et de l'autre côté, son petit frère de 16 ans (Adam) qui est homosexuel. Malorie Blackman traîte ces deux thèmes avec aisance, mais je trouve aussi qu'elle en parle avec trop de simplicité. On entre directement dans le vif de l'action dès les premiers chapitres et finalement, à mes yeux, l'histoire est vue de façon bien gentillette avec des personnages toujours adorables, purs, et un peu trop géniaux à mon goût. En fait, ça fait planer une ambiance assez peu réaliste sur le roman et quelque part, ça m'a pas mal dérangé (surtout pour une histoire qui se veut réaliste). Je m'attendais à un roman triste où j'allais verser des tas de larmes mais finalement, ça ressemblait plus aux téléfilms familliaux qu'on voit régulièrement à la TV.
      Dans l'ensemble, par contre, l'écriture est très juste et sympathique. Il n'y a rien de génant et à part une grosse coquille, je n'ai rien relever d'étrange. Cependant, c'était surtout une écriture descriptive, d'action, il y avait peu de place pour les états d'âme, ou alors, ceux-ci étaient rapides et redondants. On passe plus de la moitié du roman sur le fait que Dante refuse sa fille, et pouf, d'un coup, tout va mieux. Mais ce n'est pas non plus dit grossièrement. C'est plutôt mignon.
      Au niveau des péripéties, ce n'est pas intense. Mise à part à la fin où Adam prend enfin plus d'importance avec sa terrible mésaventure, tout se passe dans le calme et sans horrible drame. En fait, c'est Adam qui souffre le plus dans ce roman.
      Pour ce qui est des autres personnages. Ils étaient vraiment trop parfaits, surtout le père, sa réaction est vraiment idéaliste, limite utopique. Il s'énerve deux secondes et après, sa petite-fille devient le centre du monde et la bienvenue dans la maison. Comme si ça n'était pas tellement étonnant. Et les disputes aussi, elles étaient bien mignonnes, j'avais l'impression qu'il n'y avait pas tellement de tension entre les personnages, alors que pourtant, c'était signalé très tôt dans le livre.
      Les seules relations qui me semblaient justes étaient celle qui unissait Dante et Adam ainsi que celle entre Dante et Emma. Eux, ils étaient réalistes et tout particulièrement touchants. Sinon, j'ai été plutôt déçue, même si... Même si j'ai dévoré le roman.
      Une scène particulière a retenu mon attention aussi, c'est celle où Dante se retrouve sous le regard d'une femme dans un magasin qui l'attaque de front par rapport au fait qu'il soit père. C'est une chose qui doit arriver souvent, c'est vrai. Mais là... Ca tombait comme un cheveu sur la soupe et de ce fait, ça ne collait pas du tout avec le roman. Bon, c'était important de le signaler pour mettre en garde certaines conneries populaires, mais j'ai trouvé que c'était fort mal placé et vraiment rapide.
      En fait, dans l'ensemble, ce que je repproche au roman, c'est de ne pas être assez long. Avec 200 pages de plus, tout aurait été beaucoup plus clair et fort. Là, finalement, l'histoire reste assez fade et je pense que je l'oublierai très vite. Peut-être que j'y repenserai de temps en temps, mais pas plus que cela. Tout se termine bien et c'est une chose prévisible dès le début de l'histoire. Evidement, ça n'a pas plu à mon pessimisme génétique.

      Pour conclure, je reste quand même satisfaite de ma lecture, mais je ne suis pas secouée non plus. Même si tout ce que je dis semble négatif, et bien, je reste globalement contente d'avoir lu Boys Don't Cry. Je ne sais juste pas si je réitérerai l'expérience Malorie Blackman prochainement, voilà tout. C'était beaucoup trop... léger.


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  • Je veux vivre, Jenny Downham

     

    je veux vivre  Certains jours, terminer un roman ne donne pas le sourire. Il apporte juste des larmes qu’on n’aurait pas cru revoir si tôt.
      Était-ce une bonne idée de lire « Je veux vivre » alors que, comme l’héroïne du livre, une personne très proche de moi est décédée à la suite d’un cancer ? Depuis que j’ai tourné la dernière page, je n’en suis plus si sûre.
      Bref, une heure après ma lecture, j’ai  enfin calmé mes larmes bien plus liées à un deuil impossible qu’au roman, et je peux ainsi parler plus clairement du livre.

      Résumé : Tessa vient d'avoir seize ans et se sait condamnée. Dans quelques semaines, elle mourra d'une leucémie. Partagée entre la révolte et l'angoisse, l'injustice et les aspirations propres à son âge, Tessa décide de tout connaître de la vie avant de mourir, y compris les transgressions, la célébrité... Aidée de sa meilleure amie, de ses parents qui acceptent tout, Tessa se lance alors dans une course contre la montre, contre la mort, pour vivre !

      Je n’ai jamais autant pleuré sur un roman. Pourtant, je suis une sensible, et je pleure très facilement devant de belles paroles, un film un peu triste… etc. Mais là, le roman a pris une ampleur assez terrifiante et je l’ai un peu trop bien ressenti. Du coup, je ne parlerai pas de coup de cœur, parce qu’honnêtement, j’ai trouvé l’atmosphère de Je veux vivre assez malsaine, ou plutôt dérangeante.
      C’est un très bon livre, c’est certain, mais il m’a fait ressentir des choses trop douloureuses. Pourtant, on ne peut pas dire que l’héroïne soit formidable, elle est même carrément désagréable et horripilante. Mais… finalement, quand les derniers chapitres s’enclenchent, on s’attache beaucoup à elle, et à ses proches qui l’entourent.
      Il n’y a pas beaucoup de personnages dans ce roman, on y voit surtout les parents de Tessa, son petit frère Cal, sa meilleure amie Zoey et puis… Adam. Evidement. Et le fait qu’il y ait si peu de personnages permet au lecteur de les apprécier et de prendre conscience de qui ils sont. D’ailleurs, leur importance est aussi grande que celle de l’héroïne.
      Comme je le disais plus haut, Tessa est assez horrible, agressive et mauvaise. Mais quelque part, son comportement est vraiment justifié. Ou du moins, l’auteur le justifie sans qu’on puisse la contredire. Même si Tessa est odieuse, et bien, en réfléchissant un peu, on peut se demander : « et moi, si j’étais dans cette situations, ne le serais-je pas un peu ? ». Je dois avouer que oui, sans doute. Alors, même si Tessa m’a beaucoup exaspéré, et bien, j’ai éprouvé de la compassion pour elle à plusieurs reprises, excepté durant les premières pages où la réalité de sa mort ne se fait pas sentir. On le sait, mais on ne s’en rend pas vraiment compte, un peu comme son entourage qui lui parle de son décès comme si c’était une simple étape ou un voyage et qu’elle reviendrait vite après.
      En fait, c’est surtout sur la fin que pèse son destin inéluctable. Et là, ça fait mal, vraiment mal. Parce qu’au cours des pages, on a pu s’attacher à sa vie, on a pu comprendre son père, voir son petit frère se comporter comme si de rien n’était, et surtout, faire la connaissance d’Adam. Ni beau, ni incroyable, Adam apparaît avec une certaine simplicité et personnellement, j’ai bien cru qu’il ne se passerait jamais rien entre lui et Tessa, alors que c’est plutôt évident qu’une histoire d’amour naisse dans ce roman fort sombre et dérangeant.
      Du coup, la fin fait mal. Et elle n’est pas traitée d’une façon qui nous fait ressentir de la pitié pour Tessa. Loin de là. J’ai plutôt eu l’impression de vivre le moment et de ne pas le comprendre, comme lorsque dans ma propre vie je n’ai pas compris ce qu’il s’est passé le 21 juin dernier. Bref.
      L’écriture de l’auteur est vraiment belle, et la traduction aussi. Je l’ai souvent trouvé un peu trop brutale dans son style, et l’usage du présent m’a beaucoup exaspéré, cependant, on s’y fait vite, et le côté direct de l’écriture devient tellement limpide qu’on se noie dedans pour ne plus en ressortir indemne.
      Par contre, Je veux vivre n’est pas un roman totalement jeunesse. Certaines scènes sont assez crues, et puis, il y est question de sexe assez souvent, tout comme de drogues. Je ne pense pas que ce soit un livre à mettre entre toutes les mains. Pour les ados de quinze ans, pas moins.

      En somme, je ne sais pas si je suis heureuse de l’avoir lu. Globalement et sans tenir compte du thème assez cruel, c’est un excellent roman avec une écriture plaisante et une bonne dynamique. Mais avec ce thème et l’omniprésence de la mort vue comme un personnage du quotidien, et bien, j’avoue avoir été assez perturbée et choquée.
      Cependant, j’ai eu un réel coup de cœur sur le personnage d’Adam, qui, avec le père de Tessa, sont les deux protagonistes les plus attachants et les plus beaux intérieurement. Ils sont complets.

      Voilà, c’est tout ce que je dirais sur ce roman…

      Message à ceux qui voudraient le lire : ne faites pas comme moi, prenez des mouchoirs avec vous, sinon, ça craint. Entre les larmes et le nez qui coule, c’est absolument horrible.


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  • A comme Association (tome 5 : Là où les mots n'existent pas), Erik L'Homme

    Roman : Bleu d'Azur


    Roman : Bleu d'Azur  Me procurer le cinquième tome de la saga a été particulièrement difficile pour moi. Hier, j’ai dû courir dans plusieurs magasins pour essayer de l’avoir, et c’est finalement une jeune femme qui est allée le chercher dans la réserve pour moi. Je me souviens qu’elle m’avait dit qu’il ne passerait pas en caisse et qu’il faudrait donc qu’on l’appelle pour que je puisse repartir avec le livre.
      Ce qui m’a marqué durant cette petite aventure, c’est lorsque l’hôte de caisse a pris le roman, la tête qu’il faisait en jetant un coup d’œil au résumé m‘a quelque peu irrité, il m’a limite jeté le livre après, comme s’il s’agissait d’un roman ridicule et d’une stupidité incroyable, pour les gosses quoi. S’il savait… S’il savait à quel point cette histoire est géniale et à quel point ce cinquième tome est marquant, il aurait peut-être eu un comportement différent. S’il avait le cran de ne pas être ignorant.
      Bref, si je raconte cela, c’est juste pour signaler la connerie de certains êtres humains qui, sans connaître quelque chose, le juge immédiatement en mal suivant la manière dont il le perçoive en quelques mots. Il a jugé le roman sur le résumé, et je l’admets, la quatrième de couverture d’A comme Association ne montre absolument pas la qualité de l’histoire, mais tout de même… Un peu de réserve aurait été sympathique.
      On m’a donc encore pris pour une conne \o/ quelle joie ! Ca m’a rappelé les « plaisirs » de ramener de la littérature jeunesse en fac de lettres et de se prendre des regards significatifs tels que « mon dieu, mais… ce n’est pas de la littérature, ça ».

      Enfin bon. Je vais commencer mon avis, excusez ce petit instant grognon. Mais parfois, faut que ça sorte…

      Résumé : Réveil brutal pour Jasper. Étendu sur son lit d’hôpital, il pense d’abord être passé dans l’au-delà. Puis,les souvenirs lui reviennent en mémoire: le soir de noël, Ombe, la moto, les deux hommes au taser, la violence du choc.

      Adresse utile : A comme Association, les livres ;

      Tomes & articles : 1# La Pâle lumière des Ténèbres
                                    2# Les Limites obscures de la magie
                                    3# L'Etoffe fragile du monde
                                    4# Le Subtil parfum du soufre
                                    5# Là où les mots n'existent pas

      /ATTENTION AUX SPOILERS, y‘en a partout dans mon article\

      J’ai eu un énorme coup de cœur sur ce nouveau volume des aventures de Jasper. Je l’ai lu en une seule fois, cette nuit, entre 22h et 1h30, et je suis restée collée au roman sans ressentir de la fatigue, de l’ennui ou quoique ce soit d’autres. D’ordinaire, je regarde les pages qu’il me reste avant la fin d’un chapitre, pour savoir à peu près où je devrais m’arrêter pour faire autre chose (dormir ?). Et là, le roman s’est lu tout seul, sans que je m’en rende compte, je l’ai terminé et je reste avec une envie intenable de connaître la suite (surtout avec l’extrait du volume 6 qui m’a foutu des frissons).

    Roman : Bleu d'Azur  Dans ce volume, j’ai eu l’impression de découvrir une autre facette de Jasper, une facette bien plus sombre et dure. Honnêtement, j’ai beaucoup pleuré sur le début du roman. C’était à la fois terrible, choquant et… évident. Mais je ne parlerai pas du parallèle avec la réalité. Tout le monde le sait, et je préfère garder une certaine réserve, bien que j’ai été très touchée par ce que j’ai lu.
      La mort d’Ombe m’a perturbé, mais plus encore la réaction de Jasper. Elle était extrêmement forte, et jusqu’à ce qu’il termine sa mission (bien plus personnelle cette fois-ci), je n’y croyais pas. D’ailleurs, la fin du chapitre 12 a été toute une épreuve, les dernières lignes sont douloureuses, et la colère de Jasper est tellement palpable qu’elle m’a fait mal. Quand on repense à lui dans les autres volumes, il est si drôle et agréable, ça fait une sacrée différence avec la lecture de Là où les mots n‘existent pas. Il grandit dans ce nouveau tome et je trouve que l’intrigue s’assombrit et qu’un tas de questions se soulèvent.
      Les fréquents dialogues que Jasper entretient avec Ombe dans sa tête sont magnifiques, et ça n‘en est que plus douloureux lorsqu‘ils s‘arrêtent. Les chapitres en italiques aussi sont sublimes. Vraiment forts. Et même si certains moments du livre m’ont fait avoir un sourire, globalement, j’ai trouvé que c’était très triste. Jasper est tellement mal en point, physiquement et mentalement, j’avais envie de rentrer dans le livre et le prendre dans mes bras pour ne plus le lâcher…
      C’était une des premières fois où je ressentais du chagrin dans un roman.

      Aussi, j’ai été absolument séduite par l’écriture de ce cinquième volume, vraiment. C’était tellement fluide et sans chichis. Un véritable plaisir de lecture, j’ai rarement eu l’occasion de rencontrer une écriture comme celle-ci (oui, une écriture se rencontre dans mon monde à moi), où les émotions, les dialogues, le développement de l’intrigue sont aussi purs. Un sans faute, quoi.

      Bref, je ne vais pas m’étendre sur le sujet. A comme Association prend en maturité, et j’espère de tout mon cœur que Jasper va réussir à se relever. C’est un personnage que je trouve très singulier, et le fait que son histoire soit écrite à la première personne, ça me rapproche d’autant plus de lui et je m’y attache sincèrement.

      J’ai hâte de lire la suite et en savoir plus sur tout ce qui se trame autour des origines d’Ombe et Jasper. J’ai l’étrange pré-sentiment que les parents de Jasper ne sont pas réellement ses parents ou alors, que sa mère n’est pas si faible en magie que ça, ou que son père va nous réserver de drôles de surprises. Je me plante peut-être, mais à l’heure actuelle, je le sens comme ça.

      Vivement octobre 2011 !! >_<


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  •  Hunger Games (tome 1 : The Hunger Games), Suzanne Collines

    Roman : Bleu d'Azur

     

    Roman : Bleu d'Azur  J’ai fermé ce premier livre il y a environ une heure. Je ne pensais pas être capable d’écrire mon avis aussi vite, mais j’ai tellement été transportée par ce roman qu’il me tarde déjà de faire un bilan dessus. De plus, comme il s’agit d’un livre plutôt riche, je préfère écrire de suite mon avis avant d’être encombrée par des pensées qui émaneraient en partie du second et du troisième tome (sur lesquels je vais me précipiter aujourd’hui, ou au plus tard, demain).

      Résumé : Peeta et Katniss sont tirés au sort pour participer aux Jeux de la Faim. La règle est simple : 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras ? Dans chaque district de Panem une société reconstruite sur les ruines des États-Unis deux adolescents sont choisis pour participer au Jeu de la Faim. La règle est simple : tuer ou se faire tuer. Celui qui remporte l épreuve, le dernier survivant, assure la prospérité à son district pendant un an.

      Quelques adresses :  The Hunger Games.fr ; Panem : source française

      Tomes & articles :   1# Hunger Games
                                      2# L'Embrasement
                                      3# La Révolte

      Le premier mot que je me suis dit en refermant livre, en fait, ce n’était même pas un mot, mais plutôt une sorte de cri intérieur ressemblant à un « wahou !! » finalement doublé par un terme grossier comme « putain » ou « bordel », accompagné d’une expression folle comme ce smiley-ci : O__O
      Ma réaction signifie donc que je risque d’avoir un mal de chien à trouver quelque chose de négatif à dire. Mon avis sera donc plutôt court et assaisonné de superlatifs hyper méga trop propagés tout au long de ce qui va suivre (ça commence bien, d’ailleurs).

      Déjà, ce roman est écrit à la première personne et on se place du point de vue de Katniss. Personnellement, j’ai toujours eu du mal avec les héroïnes, j’adore lire un récit où c’est le garçon qui prend la parole, or, ici, c’est l’une des rares fois où j’adhère autant à un personnage féminin et qu’elle ne me tape pas sur le système ou ne me rend pas chèvre au bout de deux pages.
      Katniss m’a immédiatement touché, dès le début, elle ne s’attarde pas sur des détails qui pourraient agacés n’importe quel lecteur. On est plongé dans son univers par des termes directs, humains et très accrocheurs. Et rapidement, on est présenté à son meilleur ami, Gale, et honnêtement, on en apprend si peu sur lui au cours de ce volume qu’il devient un personnage très intriguant. Personnellement, j’ai hâte de le retrouver pour des raisons évidentes de l’histoire. Il n’est pas très présent dans ce tome, mais je suppose qu’il le sera bien plus par la suite. J’ai hâte.
      Pour en revenir à l’histoire. On ne peut pas dire qu’elle soit singulière : envoyer des jeunes s’entretuer jusqu’à ce qu’il y ait un survivant, Battle Royal l’a déjà fait. Mais comme je n’ai pas lu ce manga, je m’arrêterai ici sur leurs comparaisons. Je suppose qu’ils n’ont rien en commun à part ce principe scandaleux de massacre.
    Roman : Bleu d'Azur  Ce que j’ai apprécié, c’est tout l’univers qui entoure Katniss, l’histoire de ce que sont devenus les Etats-Unis et la façon dont le Capitole a fait main basse sur les douze districts. Evidement, je ne soutiens pas cette cause, loin de là, mais ce que j’ai aimé, c’est que les personnages du roman soient conscients de ce qu’il s’est passé. Un sentiment de révolte est déjà extrêmement présent, et donc, je ne me suis pas sentie prisonnière dans ma lecture, mais plutôt en colère et prête à prendre les armes avec eux, dès que le moment sera venu. Cette lecture m’a donc semblé moins malsaines que d’autres dystopies qui ont plutôt tendance à m’effrayer. Ici, la machine est déjà en route, et si la prison est extérieure, elle ne l’est pas sur la morale, il ne me semble pas avoir vu de moutons acceptant les décisions du Capitole, ils y sont forcés, mais n’y consentent pas (exception faite pour les habitants de la capitale, évidement, mais même des personnages comme Effie montrait une vague de répulsion envers le monde tel qu’il est peint dans le roman).
      L’ambiance de ce roman m’a rappelé certains volumes de Bobby Pendragon (Bobby s’entendrait très bien avec Katniss d’ailleurs). Ce n’est pas la même chose, mais j’ai trouvé que Katniss comme Bobby étaient deux personnages forts, fonceurs et profondément humains. De plus, ils morflent tous deux sur le plan physique comme sur le plan moral. Bref, j’arrête ici ma comparaison. Disons que j’ai ressenti la même chose dans ces deux lectures différentes.
     
      A part cela, certains moments m’ont plutôt traumatisés. Le passage du Capitole à l’arène fait froid dans le dos. J’ai redouté le moment où les Jeux commenceraient, parce qu’étrangement, on s’habitue vite à la vie de prince des tributs (les différents participants) lorsqu’ils arrivent dans la capitale. Ils sont vus comme des stars, des vedettes et on leur offre beaucoup de choses : on les rend beaux, on les nourris, on leur donne de belles chambres… etc. Et lorsqu’arrive le moment d’être plongé dans l’arène, les choses deviennent tout à coup beaucoup plus sombres et difficiles.
      Toute l’aventure pendant les Jeux est vraiment intense. Je ne pouvais plus m’arrêter de lire hier soir à partir de ce moment. Je ne me suis arrêtée pour dormir qu’au bout d’un chapitre après la troisième partie (chapitre qui rassure enfin sur le sort d‘un certain personnage de l‘histoire).
      En somme, j’ai été scotchée par ce que doit vivre Katniss, par les massacres qui ont lieu et l’horreur qui prend peu à peu place dans l’arène.

      A mes yeux, l’un des gros points positifs du roman, c’est le tribut qui vient du même district que Katniss : Peeta. Ce personnage est incroyable, je l’ai trouvé vraiment attachant. Et sa stratégie est tellement sincère qu’il faut être comme Katniss, plongée dans l’arène et dans son espoir de survis, pour ne pas comprendre où il voulait en venir depuis le début.
      De toute façon, ce personnage est touchant dès que Katniss raconte l’histoire des pains et des pissenlits. A partir de là, on ne peut qu’être empathique à Peeta. Pour moi, ce fut le cas. Dès cet instant, je suis tombée sous le charme.
      Et toute cette manigance autour d’une romance pour plaire au public, je ne peux pas en dire de trop, mais j’ai trouvé cela incroyable. Surtout qu’on sait, on le sent, que Peeta ne triche pas, il ne triche à aucun moment, dès l’instant où il est sélectionné.
      Ca m’énerve de ne pas pouvoir en dire plus, je risquerai de gâcher la surprise à ceux qui n’ont pas encore lu ce roman et qui tomberaient sur mon article… (Lisez-le, vous ne le regretterez pas !!). Mais en tout cas, j’ai vraiment un coup de cœur sur le personnage de Peeta (comme l’avait prédit mon amie qui m’avait conseillé ce roman l’été dernier ! Merci encore Cess, si tu passes par là ;D).

    Roman : Bleu d'Azur  Quoiqu’il en soit, j’ai été happée dans ce livre. C’est un univers riche et gorgé d’action qu’on nous offre là.
      L’écriture de Suzanne Collins est aussi très bonne. Elle n’est pas extraordinaire (via la traduction VF, qui reste vraiment bonne, hein, quand même), mais elle sait faire passer les émotions avec discrétion et puissance. J’ai pleuré à un moment particulier du roman (vers le milieu me semble), et je ne pensais pas que ce serait possible. L’auteur sait donner du relief à ses personnages et ainsi, sans pouvoir s’identifier à eux pour autant, on a le sentiment d’être eux tout simplement et de vivre tout ce qu’ils vivent.
      Katniss est une héroïne incroyable, et même lorsqu’on pourrait la croire naïve, et bien, en fait, sa naïveté est justifiée par tout ce qui lui arrive. A sa place, j’aurais toujours pensé comme elle et j’aurais été étonnée comme elle.
      Tout ce que j’espère, c’est qu’elle y verra bientôt plus clair dans ses sentiments et qu’elle saura quelle est la meilleure décision… Bien qu’étrangement, je pense qu’un poids encore plus lourd que celui de l’amour va s’abattre sur elle.

      A part tout cela, les autres personnages sont aussi très attachants. Je pense particulièrement à Rue ou à Tresh, ainsi que tous les concurrents des Jeux. Même Cato m’a ému et touché à certains moments (seule Clove m‘a donné envie de lui défoncer la tête).
      J’ai aussi accroché à Cinna, Haymitch, Effie. Bref, ils sont tous humains à leur manière. Mais comme le roman est principalement concentré sur Katniss et ensuite Peeta, je doute pouvoir juger plus les autres personnages. Dans l’ensemble, je les ai apprécié.

      En somme, je ressors très très enthousiaste après cette lecture, et la fin ne laisse que présager des événements encore plus sombres et difficiles. J’ai d’ores et déjà acheté le second tome !

      Aussi, je pense que l’adaptation cinématographique va tout déglinguer !
      J’ai hâte d’aller voir ça !


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  • Indiana Teller (tome 1 : Lune de printemps), Sophie Audouin-Mamikonian

     

    Présentation

      J’ai terminé de lire Indiana Teller il y a quelques jours. Je n’ai pas réussi à faire ma chronique immédiatement, pourquoi ? Je n’en sais rien, peut-être que je craignais de ne pas savoir comment mettre mes idées en place. C’est toujours le cas d’ailleurs, mais je vais essayer de me concentrer.

      Résumé : Dans les interminables plaines du Montana s'étend le ranch des Lykos. Les voisins alentour sont loin de se douter que ses habitants sont les membres de l'un des clans de loups-garous les plus puissants d'Amérique du Nord. Parmi eux, un seul humain a sa place : Indiana Teller, 17 ans. Né de l'union d'une humaine aux pouvoirs mystérieux et d'un loup-garou, Indiana est le petit-fils et le seul héritier de Karl, le chef de la meute. Se sentant comme un étranger parmi les siens, il lutte pour trouver sa place dans la hiérarchie codifiée imposée par son peuple : des créatures fantastiques qui vivent cachées au milieu des hommes.

      Quelques adresses : Le blog de SAM ; le site d'Indiana Teller !

      Tout d’abord, je ressors globalement satisfaite de cette lecture, malgré tout, je n’ai pas été emballée dès le début, c’était même plutôt l’inverse, je reprochais beaucoup de choses à l’histoire et quelques détails me dérangeaient. Mais une fois que j’ai refermé le livre, je me suis rendue compte qu'il était de qualité et que j’apprécierai sans aucun doute de lire la suite. Je me suis surtout attachée à Indiana.

      Bref, pour débuter réellement mon avis, je vais commencer par ce qui m’a le plus gêné dans ma lecture :
        - Et en premier, je parlerai surtout de l’univers qui entoure Indiana que je ne porte pas dans mon cœur. Je trouve que le clan des loups et la famille du héros sont impersonnels, fourbes et qu’il n’y a pas vraiment d’amour entre eux (ou un amour tellement voilé qu‘il en devient insoupçonnable). J’ai eu l’impression que tout était porté sur les intérêts que tel ou tel personnage pouvait retirer de l’autre. Et puis les lois, l’histoire d’Axel, tout cela m’a un peu mis mal à l’aise. Honnêtement, j’imaginais un monde un peu plus sauvage, avec une certaine souplesse et surtout, des loups proches les uns envers les autres.
      Certes, il est bien précisé qu’Indiana n’est pas un loup, qu’il est différent, et donc, cela explique cette ambiance assez… froide. Parce que oui, j’ai trouvé que ses grands-parents, ou même Nanny, étaient super froids et calculateurs à son égard. Sans compter cette façon qu’ils ont de parler et de se servir de sa mère… J’ai trouvé que c’était particulièrement glauque.
      Bref, pour moi, l’univers des loups est tyrannique, et que ce soit le grand-père d’Indiana où Louis Brandkel, c’est la même chose, ils sont tous les deux trop royalistes (même si la famille Teller est censée représenter le bien, en gros). Et ils m’ont un peu fait penser à une secte aussi, comme si tous les loups étaient endoctrinés dès leurs naissances. Et cela casse un peu le côté évasif de la littérature jeunesse, et particulièrement dans les thèmes fantastiques qui apportent souvent aux lecteurs une liberté qu’ils ne ressentent pas au jour le jour.
      C'était le gros point que je voulais soulever à propos du livre et dans ce qui m'a un peu gêné, voire mis mal à l'aise...
        - La seconde chose que je voudrais souligner, c’est que je me suis très vite attachée à Indiana, mais pas aux autres personnages. J’ai eu l’impression qu’ils étaient plus des objets du décors que des personnes à part entière.
      Par exemple, je n’ai absolument pas apprécié Kat, je la trouvais niaise, mais en plus de cela, j’avais le sentiment qu’on ne me laissait pas le temps de la découvrir et de voir qui elle était réellement. On ne la voyait que par un Indiana fou amoureux… Elle était trop parfaite, même son côté têtu la rendait naïve et agaçante.
      Quant à Tyler, même si je l’ai trouvé plus intéressant et ambiguë, et bien, son côté gosse de riche m’a un peu énervé et pendant la première moitié du livre, je le trouvais digne d’une série comme Gossip Girl (série que je trouve assez… honteuse, d‘ailleurs).
      Après, les autres personnages, je n’ai pas eu le sentiment de trop les découvrir, ils étaient ou blancs ou noirs (plus souvent noirs, à mes yeux...).
        - Le dernier point qui m’avait gêné aussi, c’était au niveau de l’écriture (non pas que je ne l’aime pas, bien au contraire !!) mais les scènes de baisers ou les envolées d’amour d’Indiana et même de Tyler, ça cassait un peu trop le rythme… Même si elles étaient très courtes, et bien, je me disais « What’s the fuck ?! ». Indiana est très sarcastique, l’écriture en générale est piquante et juste à tomber tellement elle est belle, or, ces scènes parasitaient un peu l’atmosphère. Je les aurais préféré avec plus naturelles et moins de bisounours…

    Présentation  Bon, je sais, je peux sembler cruelle… Mais j’ai sincèrement aimé ce roman ! C’est vrai ! Il y a beaucoup de choses que j’ai apprécié :
        - Premièrement, l’intrigue était géniale ! Au bout d’un certain nombre de pages, les événements deviennent carrément passionnants. J’ai particulièrement aimé le passage où Tyler sauve Indiana au détriment de sa propre vie (c’est LA scène, avec celle de la fin, où j’ai trouvé Tyler vraiment intéressant). Et le concours de circonstances dans les chapitres finaux était aussi parfait, très dynamique et pourtant pas bâclé. C’était un pur concentré d’énergie, j’avais l’impression de boire une Red Bull en même temps !
        - Deuxièmement, Indiana est vraiment un personnage singulier. En plus, si je me souviens bien (je n’ai pas le livre avec moi, il est à 150km en ce moment T_T), il a environ mon âge (une vingtaine d’années ?) et du coup, je me suis sentie proche de lui (excepté dans les fameuses scènes de baisers et tout…). J’adore son ton, le fait qu’il soit si malin, et aussi, je l’imagine avec un physique particulièrement alléchant ! (du coup, je savoure les moments où il s’éclipse).
        - Troisièmement, l’écriture de SAM est magnifique. Et je suis objective en disant ça… Je ne l’avais encore jamais lu, mais j’ai été charmée par son écriture ! Ca m’a un peu fait penser à Jonathan Tropper (ouai, je trouve le moyen de le citer partout ce génie !). Bref, je ne sais pas si je t’enterrai l’aventure Tara Duncan, mais en tout cas, je poursuivrai celle d’Indiana !


      …. Ma partie négative est plus grosse que ma partie positive. C’est méchant ! Mais quand on a rien à redire sur ce qui nous plaît, on ne peut pas radoter à l’infini ! Donc en conclusion, je dirais que ce roman était une excellente découverte, pas un coup de cœur, mais une lecture originale, agréable et dans laquelle on peut rester pendant des heures ! En plus, l’écriture semble globalement naturelle et donne un caractère très réaliste à l’histoire, chose qui crédibilise aussi le récit qui se passe aux USA. Si je ne savais pas que SAM était française, je me serais dit « tiens, encore un roman américain, avec une traduction carrément géniale !! ».

      En somme, un grand grand merci à Livraddict pour ce partenariat, ainsi qu’aux éditions Michel Lafon et bien entendu, un énorme merci à l’auteur pour nous écrire un si beau roman ;D Même si j’ai été sèche, je reste tout de même charmée ! (comment ça, on voit que je déteste dire du mal des romans des autres et que ça me fait culpabiliser ? >_<).

     

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